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::: L'EDITION 2005 :::


visuel officiel 2005 par La Fiesta Del Slipo

Retrouvez sur cette page la programmation compl˝te de la 15˝me Route du Rock avec une fiche signal┘tique par artiste, la programmation par lieu (Le Fort, Le Palais, La Plage) et les horaires.
Suivez les liens pour consulter les compte-rendus des webzines, les sites de photos de la Route du Rock 2005.


NEW: Les Comptes Rendu des Webzines - Les Photos - Les_Carnets_de_Route - La_Revue_de_Presse


Exprimez-vous: Le_Forum - Courrier

Vos_Souhaits_2005 - Les News - Infos_Pratiques

La Programmation et horaires par site - Les Soirées "Route du Rock"

Les Compte-Rendus 2005
(rubrique en cours...)

Webzines:

Photos:

  • TasteOfIndie : les photos de tous les concerts par Frédéric Villemin
  • Cosmosonic: l'album photo souvenir de Cosmosonic.
  • Volubilis: photos de scène et d'ambiance
  • Lolitanie (pour Liability): plus de 150 photos
  • AlternativeTeken: photos de scène et d'ambiance
  • Une s┘rie de photos (Sonic Youth, Polyphonic Spree, Maxňmo Park, The National, The Cure) sur le photoblog de Sophie Jarry
  • De tr˝s beaux clich┘s des artistes du dimanche 14 ao▄t sur le site de photos de concert de Robert Gil.
  • Cinquième Nuit: des photos de sc˝ne et d'ambiance (samedi et dimanche) par Herv┘ Le Gall.
  • ...

Vidéo:

  • France 3:
  • Arte
  • TGB
  • ...

 

  • Carnets de Route:
    comme en 2004, une ┘quipe motiv┘e et ind┘pendante a r┘alis┘ dans l'enceinte du fort de St P˝re un journal quotidien du festival. Au sommaire: billets d'humeur, interviews, coulisses, photos et dessins des artistes. Si vous souhaitez consulter/t┘l┘charger/imprimer les 3 num┘ros du "Carnet de Route" 2005, rendez vous ICI. Et bravo § Nikko, Charlotte, Julien, Mario, Sami et Val┘rie...

Revue de Presse:

  • Libération:
    Cure de rocker
    Un groupe culte et spectaculaire, une programmation osée et globalement de belle
    tenue : une alchimie réussie pour la quinzième Route du rock.
    Par Matthieu RECARTE
    lundi 15 août 2005
    Saint-Malo envoyé spécial
    .
    Drôle d'été. Les zombies colonisent les salles de cinéma, et les revenants les
    festivals. La Route du rock n'a pas dérogé à la règle, les nouveaux ayant fort
    à faire pour se hisser à la hauteur des performances de Cure, Wedding Present
    ou Yo La Tengo. Seuls les allumés !!!, pourtant programmés au coeur de la nuit,
    samedi, juste après Cure, ont su rivaliser : leur set ultra-efficace a mis le
    feu au fort de Saint-Père. On gardera un oeil sur les Hollandais en devenir
    d'Alamo Race Track, sous influence croisée Radiohead-Joy Division, qui manquent
    encore de charisme mais pas d'idées.
    Décrocher l'unique sortie française estivale de Cure était le gros coup de cette
    édition, d'autant que, plus de vingt-cinq ans après sa formation, le groupe est
    devenu une référence de la nouvelle scène anglo-saxonne. C'était aussi
    l'assurance, pour des organisateurs autofinancés à 75 %, de se donner un peu
    d'air. Ce qui a parfaitement fonctionné : «On fait autour de 26 000 entrées au
    fort, 30 000 avec tous les lieux. C'est le record», se félicitait hier matin
    François Floret, président de l'association Rock Tympans et coprogrammateur,
    épaté d'être arrivé jusqu'à la 15e édition. «On a longtemps eu peu de soutien.
    Mais les préjugés tombent. Notre but c'est que tout le monde puisse
    s'approprier le festival. Notre projet commence à être compris des élus. Grâce
    à ce succès, on va pouvoir avancer, notamment sur une édition hivernale.
    Peut-être dès février, au Palais du grand large et à l'Omnibus, une salle de
    900 places à Saint-Malo. Une Route du rock en mini, sur deux jours, avec
    pointures et raretés.»
    Plage musicale. La Route du rock – et son armée de 620 bénévoles – cultive son
    enracinement et son caractère ultraconvivial. En ville, les concerts intimistes
    (720 privilégiés) du Palais du grand large ont fait le plein, de même que les
    siestes musicales sur la plage de l'Eventail. Les transcriptions de Radiohead
    par le pianiste Christopher O'Riley y accompagnaient festivaliers fourbus ou
    familles en vacances. On flaire l'idée de génie quand on voit des mômes d'à
    peine 5 ans lever le nez de leurs pâtés de sable et dresser l'oreille aux
    morceaux les plus expérimentaux de la bande d'Oxford... Le seul bémol à cet
    «effet Cure» est le public un rien monomaniaque, plus réceptif à la
    réactualisation new wave pas très passionnante de Colder qu'au dynamisme des
    filles de The Organ (1), qui ont juste suscité l'attention polie des corbeaux.
    Il est donc 23 h 30, samedi, quand le groupe culte de Crawley monte sur scène,
    en formation rock sans synthés à l'horizon. Un ruban bleu dans les cheveux,
    l'ébouriffé en chef trimballe toujours cette allure gauche et, surtout, cette
    voix singulière qui n'a pas bougé en vingt ans. Smith et ses trois sbires
    revisitent leur répertoire de la fin des années 80 (Head on the Door, Kiss me,
    Kiss me, Kiss me, Disintegration), exhumant raretés (l'hispanisant The Blood)
    et tubes imparables (Lullaby, Just Like Heaven). Le best of est assez
    renversant (combien de morceaux ce groupe a-t-il réussi à ancrer dans nos
    crânes !). Mais c'est dans sa veine noire que Cure reste le plus spectaculaire.
    Le glaçant One Hundred Years stroboscopé annonce un rappel centré sur l'époque
    Seventeen Seconds et Faith, qui se clôt sur les totémiques A Forest, 10:15 et
    Boys Don't Cry. Après deux heures denses, rien à dire : Cure reste un groupe
    crédible.
    Humour, audace. On n'en dira pas autant de Jonathan Donahue de Mercury Rev, qui
    a un chouïa plombé l'ambiance la veille. Ses poses lassent : on aimerait le
    revoir écrire des chansons plutôt que ces bluettes fades. La grandiloquence de
    son jeu de scène n'arrange rien.
    Bien plus aventureux: ses compatriotes de Yo La Tengo. Programmé après un
    Wedding Present au mieux de sa forme noisy, le trio de Hoboken (New Jersey) ne
    s'est pas démonté. Au contraire, face à 8 000 personnes qui ne demandent qu'à
    bouger de la tête, il entame son concert par des chansons dépouillées, où les
    voix graciles d'Ira Kaplan et Georgia Hubley font merveille. Impressionnant de
    maîtrise et de simplicité, le groupe passe en revue sa large palette (une
    douzaine d'albums depuis 1984), osant chaos sonore et orgue, protorap et
    chorégraphies à la Jonathan Richman, avec une reprise effarante de Sun Ra de
    près d'un quart d'heure comme pic du concert. Humour, audace, songwriting racé
    : le public se laisse prendre et ne lâchera plus, rappelant le groupe à pleins
    poumons. Une conversion exemplaire de la politique du festival, telle que la
    résume François Floret : «Amener un max de gens sur des grands noms et leur
    faire découvrir des trucs totalement barrés qu'ils n'auraient pas eu la
    curiosité d'aller voir.»

  • Le Monde:
    Yo La Tengo et Wedding Present, trésors retrouvés du rock indépendant
    LE MONDE | 15.08.05
    SAINT-MALO de notre envoyé spécial
    La quinzième édition de La Route du rock a pris fin, dimanche 14 août, dans la
    nuit à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), après trois jours de concerts et une
    fréquentation record de plus de 26 000 spectateurs payants. Le festival breton,
    qui n'a pas vocation à attirer les foules en raison d'une programmation sans
    grandes vedettes, avait cette année cassé sa tirelire pour convaincre The Cure,
    vétérans de la new wave britannique, de venir donner son unique concert français
    de l'été au fort de Saint-Père-Marc-en-Poulet, le site, à 13 kilomètres de
    Saint-Malo, où est installée la scène.La formation de Robert Smith a "mangé" à elle toute seule le tiers du budget
    artistique de cette édition, mais elle a été le produit d'appel espéré. Bon
    pour la billetterie, l'événement s'est révélé un peu moins emballant sur le
    plan artistique. Passée l'excitation première d'apercevoir la crinière
    ébouriffée d'une des icônes du rock des années 1980, le show – - avec force
    spots installés en renfort pour la retransmission en direct sur Arte - – se
    délite progressivement, The Cure enchaîne les morceaux avec la même application
    studieuse.
    Cette quinzième virée malouine avait d'autres atouts, dont les concerts
    "satellites" de l'après-midi sur la plage de l'Eventail et dans l'amphithéâtre
    de sept cents places du palais du Grand Large.
    Samedi 13, le récital de l'Américain Christopher O'Riley, courbé sur son piano à
    queue posé sur le sable, symbolisait la mue du festival, qui s'attache à
    explorer depuis plusieurs années les expressions les plus diverses du rock.
    Pendant une heure, O'Riley exécute des adaptations de morceaux de Radiohead. Et
    comme l'Américain associe à son ardeur pianistique des paroles soigneusement
    choisies – - "Je ne parle pas langue la plus magnifique qui soit, le français,
    mais je déteste George Bush, alors..." – - le public, éparpillé sur le sable
    humide, dos à la mer, n'en perd pas une miette et lui réserve une ovation
    debout.
    Les projets intimistes et les DJ's ainsi cantonnés au centre-ville, les groupes
    à guitares se sont taillé la part du lion au fort de Saint-Père. Pour justifier
    le "Pop is not dead" que promettait l'éditorial du programme, les organisateurs
    sont allés chiner dans le grenier du rock indépendant d'il y a quinze ans et y
    ont déniché deux de ses plus beaux joyaux.
    Les Anglais Wedding Present, récemment reformés, puis les Américains Yo La Tengo
    se sont ainsi passé le relais dans la soirée du vendredi 12.
    Les deux groupes ont en commun de privilégier la sobriété et l'humour. A ce
    jeu-là, les Yo La Tengo se sont montrés les plus habiles. James McNew, bassiste
    rondouillard, porte un t-shirt informe et des lunettes d'informaticien, et ses
    deux acolytes ont des looks tout aussi passe-partout. Ils désacralisent
    définitivement le cérémonial du rock en se lançant, à mi-parcours, dans une
    chorégraphie de pom-pom girl tout en continuant à chanter. Leur longue odyssée
    sonique, qu'ils interrompent pour un intermède de jazz, est captivante d'un
    bout à l'autre.
    Mais le choc du week-end s'appelle The Polyphonic Spree. Dimanche, les
    vingt-trois énergumènes – - en toge verte zébrée d'une bande rouge - – de
    cette chorale païenne débarquée du Texas ont enchaîné les hymnes pop
    survitaminés tout en livrant un spectacle visuel époustouflant. Derrière un
    prêcheur-chanteur monté sur ressorts, huit choristes grimpés sur une estrade
    s'agitent comme dans un ensemble de gospel dirigé par Whoopi Goldberg, en
    beaucoup plus déjanté et rock'n'roll.
    Les musiciens qui les entourent (dont une harpiste, un joueur de cor, deux
    guitaristes et deux batteurs) sont pareillement turbulents, l'un d'entre eux
    allant jusqu'à escalader les structures métalliques qui entourent la scène pour
    faire rouler ses baguettes sur son tambourin, six mètres plus haut.

  • Ouest France:
    Record d'affluence, samedi soir complet, passage télé...
    Route du rock : une 15e décoiffante.
    On attendait une Route du rock exceptionnelle pour son quinzième anniversaire, les 27 000 personnes présentes ont été servies. L'affiche, ambitieuse, a tenu toutes ses promesses. Et la soirée de samedi a été celle de tous les records.
    On a multiplié les références capillaires pendant trois jours, mais comment faire autrement : la Route du rock a vécu une quinzième édition décoiffante. Grâce à Robert Smith, d'abord. Non que la prestation des Cure ait été ébouriffante, mais l'engouement suscité par leur unique date française a contribué à faire de cet anniversaire une grande fête. Comme si François Floret, le directeur, avait décidé que 15 ans était le bon âge pour « déflorer » son festival. En lui offrant l'icône cold-wave, au prix d'un gros effort financier, il lui a fait vivre quelques premières fois dont il se souviendra.
    Samedi, le fort de Saint-Père affichait complet, ce qui n'était jamais arrivé en quinze années. Ce même soir, les Cure bénéficiaient d'un créneau exceptionnel de deux heures, qu'ils dépassaient même un peu, et Arte diffusait le festival en direct. Tout de noir vêtus, maquillage compris, les fans de Cure se sont mêlés à l'habituel public estudiantin, et son look négligé travaillé - jeans, basket, mèche faussement rebelle - créant là aussi une situation inédite. Car jamais le public de la Route du rock ne s'était identifié de la sorte à un artiste.
    Il serait cependant injuste de ne retenir que la soirée de samedi et The Cure. Avec 27 000 personnes en trois jours, la fréquentation constitue un record. La grandiloquence de Mercury Rev, l'ironie inaugurale de Art Brut et, hier soir, le génie rock de Sonic Youth ont aussi porté cette édition vers les sommets. Parce que la Route est droite, mais qu'elle mène désormais sur des chemins de traverse, la plage et le Palais du Grand Large se sont définitivement imposés comme des lieux incontournables.
    Le naturel de Camille ou la vague Schuller, qui prend sur scène un relief remarquable, ont comblé le Palais, tandis que la plage s'étonnait de la virtuosité de Christopher O'Riley, capable de réinventer les chansons de Radiohead avec son seul piano. On retiendra, enfin, que les pouvoirs publics ont aussi compris que la Route du rock sautait une classe. Alors que le sous-préfet est venu en observateur samedi, les contrôles de douanes et de gendarmerie se sont multipliés comme jamais auparavant. On le prédisait avant, on le sait maintenant. A 15 ans, la Route du rock a tout d'un grand.
    Grégory BLACHIER.
    Ouest-France du lundi 15 août 2005

  • Les Inrocks:
    Reportage
    La Route du Rock 2005 à l'ombre des Cure
    La Route du Rock, un festival toujours en marge de la hype musicale et vestimentaire... Après quelques années ressuscitant bottes en caoutchouc et cirés jaunes, cette quinzième édition a vu s‚affirmer toges colorées,cheveux corbeaux, algues sur la tête, bacchantes élégantes, et surtout,shorts d‚aérobic. Magnifique.
    Vendredi 12 août
    Moustache soignée et chemise rose pastel du plus bel effet, Eddie Argos grimpe sur la scène du Fort de Saint-Père avec sa troupe Art Brut pour l'une des meilleures prestations du festival, entre art-punk, punk tout court (My Little Brother) et choeurs pop (Moving to LA). Ses petites phrases sarcastiques, souvent très rigolotes, ponctuent une performance enjouée et promettent de bonnes tranches de rigolade à l‚écoute de l'album Bang Bang and Rock & Roll. Après cela, difficile pour les hollandais d'Alamo Race Track de prendre le relais ; leur rock teinté de pop et de blues aura du mal à se détacher au sein de la très bonne programmation de cette édition. Le temps d'avaler la première galette du festival, et on se retrouve face aux Wedding Present. « Nous ne pouvons pas jouer tous nos titres,
    sinon nous serions là toute la nuit... » On se souvient avoir déjà entendu David Gedge prononcer cette phrase lors de concerts espagnols précédents, mais soit, le groupe nous ravit avec quelques-uns de ses meilleurs morceaux, du classique My Favourite Dress au plus récent Always The Quiet One. Yo La Tengo, première tête d'affiche de ce soir, fait ensuite une sobre entrée sur scène. L'oreille néophyte assiste à une performance en dents de scie : se succèdent des titres sirupeux dignes de Bruce Springsteen, et d'autres plus expérimentaux. On se souviendra ainsi longtemps de l‚interminable (et délicieux) Blue Line Swinger. Pour d'autres raisons, on se souviendra aussi de Mercury Rev, car s'il faut saluer l'album Deserter's Song, il faut aussi avoir le coeur bien accroché pour supporter une heure et demi de Jonathan Donahue, tantôt oiseau, tantôt chef d'orchestre, souvent mégalo et agaçant. Les citations pseudo-philosophiques sur l'écran derrière lui achèvent de rendre le tout globalement indigeste ; on est content de ne pas avoir pris la crêpe banane-chocolat. Les américains de The National viennent clore la soirée et ne manquent pas, comme d'habitude, de remercier Talitres, premier label français à les avoir signés. Sur scène, Matt Berninger est toujours aussi impressionnant, à la lisière de la folie furieuse ou des larmes. Malgré des problèmes de son et un créneau horaire mal adapté, le concert se hisse parmi les meilleurs de la soirée, entre morceaux immédiats (LitUp, Abel) et les perles plus calmes de l'EP Cherry Tree.
    Samedi 13 août
    Saint-Malo est fébrile. Les fans des Cure sont partout, cape noire et cheveu hirsute de rigueur. Les corbeaux auraient même investi la Plage Fnac pour faire la sieste au son des reprises de Radiohead par le pianiste Christopher O'Riley. Les journaux locaux font leur une sur le groupe de Robert Smith et on murmure que la soirée serait retransmise en direct sur Arte, une première pour la Route du Rock. Pendant ce temps, Camille donne un concert à guichets fermés au Palais du Grand Large, des
    algues sur la tête, en souvenir de sa baignade dans la Manche un an plus tôt, après sa prestation au sein de Nouvelle Vague. La pop 80s des demoiselles de The Organ donne le coup d'envoi de la
    soirée tant attendue au Fort, on pense aux Smiths et (coïncidence de programmation ?) aux Cure. Assez logiquement, le public est largement conquis, et nous aussi . Suivent les français de Colder, avec un concert en deçà des espoirs fondés sur l‚écoute de leur nouvel album Heat. Le chant de Marc NGuyen, auteur-compositeur moulé dans son habituel veston de cuir noir, se fond malheureusement trop dans les basses cold wave de ses morceaux. Les Danois de The Raveonettes aident la foule à oublier la pluie fine avec des extraits de leur prometteur nouvel album Pretty in Black, et quand
    Robert Smith et sa bande foulent la scène, le sol est de nouveau sec. Les organisateurs ont réservé aux Cure un créneau de deux heures, que le groupe dépassera même d'un quart d'heure. Smith reste figé derrière sa guitare, ne décroche pas un mot et enchaîne ses titres, majoritairement sombres. Pas d‚hymne pop à l'horizon, l'excitation de voir le groupe mythique retombe un peu. Les fans sont médusés, les autres assez vite lassés, jusqu'à 10:15 Saturday Night puis Boys Don't Cry en rappel. Un rappel pendant lequel Smith laisse enfin entrevoir un petit sourire d'émotion. Il peut sourire : le cachet des Cure engloutit une lourde partie du budget artistique du festival, Smith et sa famille auraient même le droit à quelques jours de vacances dans la région. Après ces deux heures de sobriété, le premier mini-short du festival (celui du chanteur des !!! Nic Offer) fait son effet : le public sort de sa semi-torpeur au son d'un des concerts les plus efficaces de la soirée. Incontestablement ce samedi, les groupes d'entrée et de sortie du Fort ont donné le meilleur.
    Dimanche 14 août
    Sur la plage, Christopher O'Riley joue toujours ses reprises de Radiohead au piano en les agrémentant de compositions d'Elliott Smith. Plus tard au Fort, Boom Bip entame, le sourire jusqu‚aux oreilles, un
    concert terriblement électrique, assez délectable. On s'emballe ensuite volontiers pour Graffiti et Apply Some Pressure : les anglais de Maxïmo Park livrent un show particulièrement efficace,
    malgré l‚impression (compréhensible) du chanteur Paul Smith de «ressembler à un vampire jouant pour la première fois en pleine lumière». Ceux qui l'ont croisé plus tôt dans l'après-midi, en T-shirt rose
    fluo et mini-short bleu scintillant, sourient. Arrive ensuite la sensation de cette Route du Rock, une chorale de texans pratiquement jamais venus en France malgré des albums brillants de pop et de refrains psychés... Les vingt et uns membres de The Polyphonic Spree, tous habillés de leurs
    toges légendaires, sont à la hauteur des espérances. Chaque chanson ressemble au générique de fin d‚un grand film américain, le public en redemande... Un concert qui donne envie de remercier les arbres et les fleurs d'avoir inspiré un tel combo. La transition est un peu abrupte avec l‚entrée en scène, plus contenue, de Sonic Youth. Les envolées sonores sont au rendez-vous mais le concert dure à peine plus d'une heure, de quoi décevoir les fans venus en masse. Heureusement, le rappel amène une excellente version de Teenage Riot et une festivalière a même l'honneur de monter sur scène aux côtés de la
    très affriolante Kim Gordon. Metric rappellent ensuite que la scène canadienne actuelle n‚est pas entièrement du meilleur cru, avec un concert tout aussi moyen que l'album Old World Underground, Where Are You Now ?, Cette excellente édition de la Route du Rock se termine en boum géante avec les belges de Vive la Fête et une chanteuse aussi peu vêtue que Kim Gordon (mais beaucoup moins classe). Cette année, 27 000 spectateurs étaient au rendez-vous pour intimider la pluie, qui fut
    quasiment absente... Merci qui ? Merci Robert !
    Julie Sandrin
    22 août 2005
  • ...

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Artiste/Groupe
Date
infos
Yo La Tengo

yolatengo.com
Ve 12.08
(Le Fort)

matadorrecords
Triple compilation "Prisoner of Love" en mars + DVD, + album à venir

Mercury Rev

mercuryrev.net
Ve 12.08
(Le Fort)
Nouvel album "The Secret Migration" (V2 Music) dans les bacs .
Site en français.
The National

americanmary.com
Ve 12.08
(Le Fort)
Nouvel album "Alligator" (Beggars/Naïve).
The Wedding Present

scopitones.co.uk
Ve 12.08
(Le Fort)
talitres.com
album "Take Fountain" le 15 février (Talitres/Chronowax)

Alamo Race Track

alamoracetrack.com

Ve 12.08
(Le Fort)
premier album "Birds at Home" (Fargo Records)
Ve 12.08
(Le Fort)
1er album "Bang Bang Rock and Roll" (Banana Recordings) dans les bacs le 30 mai
The Cure

thecure.com
Sa. 13.08
(Le Fort)
Album "The Cure" paru en 2004. Réédition en mai 2005 des albums "Faith", "Seventeen Seconds" et "Pornography"
The Raveonnettes

theraveonnettes.com
Sa. 13.08
(Le Fort)
2ème album "Pretty in Black" (Sony/Epic) à paraître (disponible en import)
!!! (chk chk chk)

brainwashed
Sa. 13.08
(Le Fort)
album "Lounden Up Now" sortie en 2004 (Warp/Pias)
warprecords
The Organ

theorgan.ca
Sa. 13.08
(Le Fort)
album "Grab That Gun" (Mint Records) sorti en 2004 (en imports).
Colder

Sa. 13.08
(Le Fort)
2ème album "Heat" (Output Recordings/PIAS)
Sonic Youth

sonicyouth.com
Di. 14.08
(Le Fort)
Dernier album: "Sonic Nurse" sorti en juin 2004 (Geffen Records).
The Polyphonic Spree

thepolyphonicspree.com
Di. 14.08
(Le Fort)
2ème album "Tohether we're heavy" (2004, Good Records/Wagram) dans les bacs
Maxïmo Park

maximopark.com
Di. 14.08
(Le Fort)
Premier album "A Certain Trigger" (Warp/Pias) dans les bacs le 16 mai.
Di. 14.08
(Le Fort)
2ème album "Old world underground, where are
you now?
" (Naïve) dans les bacs le 19 avril.
Vive La Fête

vivelafete.be
Di. 14.08
(Le Fort)
Nouvel album "Grand Prix" (V2) sortie le 9 mai.
autre site
Boom Bip

boom-bip.com
Di. 14.08
(Le Fort)
Nouvel album "Blue Eyed In The Red Room" (Lex_Records/Pias) dans les bacs...
ANNULE Daniel Johnston (solo)

hihowareyou.com
Ve. 12.08
(Le Palais)
dernier album en date "Fear Yourself" (Trikont, 2003). Official fan site.
Animal Collective

paw-tracks.com
Ve. 12.08
(Le Palais)
Dernier album "Sun Tongs" (2004, Fat Cat/Pias). EP "Prospect Hummer" à paraître.
Sa. 13.08
(Le Palais)
2ème album "Le Fil" dans les bacs (Virgin/EMI)
Great Lake Swimmers

greatlakeswimmers.com
Sa. 13.08
(Le Palais)
2ème album "Bodies and Minds" (Fargo Records) dans les bacs
Sébastien Schuller

sebastienschuller.com
Di 14.08
(Le Palais)
+ Sa 13.08 (La Plage) avec Alexis
1er album "Happiness" dans les bacs (Catalogue)
Mus
Di 14.08
(Le Palais)
acuarela
Album "Divina Lluz" dans les bacs. DVD à venir.
Marsen Jules + Trio Yara (Live)

marsenjules.de
Ve. 12.08
(La Plage)
Nouvel album "Herbstlaub"
(City Centre Offices / La Baleine) paru début 2005
Thomas Morr (DJ Set)

morrmusic.com
Ve. 12.08
(La Plage)
Patron du label allemand Morr Music (The Notwist, Lali Puna,...)
Christopher O'Riley (Live)

christopheroriley.com
Sa. 12.08 et Di. 13.08
(La Plage)
Album "Hold me to this- Christopher O'Riley plays Radiohead" (Epic/Sony Music - 2005).
truelovewaits.cc
DJ Antipop

Di. 13.08
(La Plage)
Nouvel album "Angel Milk" (Capitol Records) avec le groupe Telepopmusik


Le Fort
(horaires officiels donnés à titre indicatif)
Le Magnétic D-Jukebox ouvrira chaque soir à 18h30 avec des DJ Sets d'une heure et assureront ensuite les transitions entre chaque groupe.
ouverture des portes: 18H30

Vendredi 12
H
Samedi 13
H
Dimanche 14
H
Art Brut
19.15
The Organ
19.15
Boom Bip
19.15
Alamo Race Track
20.30
Colder
20.30
Maxïmo Park
20.30
The Wedding Present
21.45
The Raveonnettes
21.55
The Polyphonic Spree
21.55
Yo La Tengo
23.10
The
23.30
Sonic Youth
23.20
Mercury Rev
00.55
Cure
Metric
01.00
The National
02.30
!!! (chk chk chk)
02.00
Vive La Fête
02.25

 


Le Palais du Grand Large
(Grand Auditorium - ouverture des portes: 15h)
Interludes assurés par Iroskin

Vendredi 12
H
Samedi 13 COMPLET
H
Dimanche 14
H
Leslie Winer
16.00
Great Lake Swimmers
16.00
Mus
16.00
Animal Collective
17.05
Camille
17.25
Sébastien Schuller
17.25


La Plage
(plage de l'éventail, gratuit)

Vendredi 12
H
Samedi 13
H
Dimanche 14
H
Thomas Morr ANNULE
14.00
Sébastien Schuller & Alexis
14.00
Antipop
14.00
Marsen Jules + Trio Yara
16.45
Christopher O'Riley
16.45
Christopher O'Riley
16.45




Avant la Route...
Les soirées Promo "Route du Rock 2005"
(découverte de la programmation, places et compilations à gagner)


Ville
Lieu
Date/Heure/Détails
Toulouse
Aux Caves La Notté - 61 rue Pargaminières (centre ville, entre la Place du Capitole et le Pont Saint Pierre)
samedi 2 juillet
Association Joy Diffusion
Limoges
Le Woodstock Boogie Bar
18 avenue Montjovis

mercredi 6 juillet à partir de 21h.
Soirée organisée par l'association Melting Pop.
Entrée Libre.

Rouen
Charle's Café
6, rue du Général-Giraud
mercredi 6 juillet, 21h
Paris
Le Pop'In - 105 rue Amelot, 11ème (métro Seb. Froissart/Oberkampf)
jeudi 7 juillet de 21h à 1h30
Soirée Lipstick - Rock'n'Roll mix dans la cave w/ sdmp, bambikiller, frenchloisir et ladybegood
Tours
Le Donald's Pub
16 B rue de la Longue Echelle
vendredi 8 juillet, 21h
Aix en Provence
Le Sunset, 2-4 rue des Mulletiers - www.lesunset.net
mardi 12 juillet, 22h
Nantes
Le Bobard
21 Rue Léon Blum
mardi 12 juillet, 21h
Rennes
Bar Le 1929, 13 rue Saint Michel (métro Ste Anne)
mardi 12 juillet à partir de 20h30.
Soirée organisée par Radio Campus Rennes en présence des organisateurs de la RDR. Emission de radio. DJ's Robo C.H.I.C vs Jacques Le Fringant, JB comme un Cheval Fou (The Slam's).
Paris
Le Divan du Monde
75 rue des Martyrs
18ème, Metro: Pigalle
(01 40 05 06 99)
divandumonde.com
mardi 12 juillet
à partir de 17h30 à 02h. Mixes, concerts surprises, cadeaux...entrée libre!
avec The Patriotic Sunday et Aswefall en live, Stuntman 5, Mr Daewoo, O:liv et les animateurs de Radio Campus Paris en DJ set...
Saint Lo
Le Barouf
4,rue Villedieu
vendredi 15 juillet, 20h
Grenoble
EVE
701 avenue Centrale. Domaine Universitaire - Saint Martin d'Hères (EVE est situé juste à côté de l'amphi Weil sur le campus de Saint Martin
d'Hères. Prendre le tram B direction université)
mercredi 20 juillet à partir de 19h30. Soirée organisée par Radio Campus Grenoble.
Saint Malo
Bar Le 109
3 rue des Cordiers (Intra Muros)
le-109.com
(entrée gratuite)
jeudi 11 août, à partir de 22h: Soirée d'ouverture de la Route du Rock
avec My Name Is Nobody, le groupe Kim Novak, DJ La Rouff, Mr Lobster, The Stand By Me's...